Déménagement :La Corne de l'Afrique désigne habituellement la région couvrant les terres d'Afrique Orientale, depuis les bords de la Mer Rouge jusqu'aux grands lacs en passant par la côte somalie et par les hauts plateaux abyssins. Elle possède des frontières géopolitiques internes, mais celles-ci sont loin de refléter les réalités éthnographiques. Les pays qui la composent sont Djibouti, la Somalie, l'Éthiopie et l'Érythrée.
Une histoire riche
De tout temps, la Corne de l'Afrique a fascinée les voyageurs. Aujourd'hui encore, le mystère qui l'entoure fait rêver. Cette région a été relativement épargnée par la colonisation et garde une forte indépendance face à l'influence occidentale.
Un creuset de cultures
C'est là que l'on situe le berceau de l'Humanité. C'est en effet dans la vallée du Rift qu'ont été découverts les restes de Lucy, le plus vieil hominidé connu à ce jour. En outre, la Corne de l'Afrique constitue un creuset de cultures parfois proches, parfois éloignés mais toujours entremélées. Plusieurs religions se cotoient : l'Islam, le Protestantisme et les cultes animistes.
Santé
Avant le départ:
Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) et souscrivez à une compagnie d’assistance couvrant les frais médicaux et le rapatriement sanitaire.
Paludisme:
Cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques impose le recours à des mesures de protection individuelle : port de vêtements couvrants, sprays, crèmes, diffuseurs électriques, moustiquaires, etc... A ces mesures, doit s’ajouter un traitement médicamenteux adapté à chaque individu : il convient de s’adresser à votre médecin habituel ou à un centre de conseils aux voyageurs. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France durant une durée variable selon le produit utilisé. Classification : zone 3.
Durant votre séjour, et durant les deux mois qui suivent votre retour, il convient de consulter votre médecin.
Le conseil supérieur d’hygiène de France recommande pour le paludisme la prise d’un traitement préventif tout au long de l’année. La diminution du nombre de cas de paludisme à Djibouti depuis quelques années fait adopter par certains médecins une attitude de traitement saisonnier au moment de la forte période de transmission : demandez l’avis de votre médecin ou d’un centre de vaccinations internationales.
Dengue :
Cette maladie virale transmise par les piqûres de moustiques impose le respect des mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques pouvant être utilisés sur la peau et sur les vêtements, etc...) et l’attention des personnes les plus vulnérables. Cette affection pouvant prendre une forme potentiellement grave (forme hémorragique), il convient de consulter un médecin en cas de fièvre et d’éviter la prise d’aspirine.
En cas de fièvre après votre retour en France, il convient de signaler à votre médecin votre voyage à Djibouti.
Tuberculose:
Maladie endémique à Djibouti, très fréquente chez les populations défavorisées. Sa transmission s’effectue par voie aérienne (postillons) lors de contacts prolongés avec une personne porteuse d’une tuberculose pulmonaire (tuberculose chronique).
Mesures de prévention :
visites médicales d’embauche pour le personnel de maison;
consultation devant une toux persistante de plus de quinze jours;
vaccination par le BCG en particulier pour les enfants.
VIH - SIDA:
Prévalence non négligeable du VIH - sida. Toute mesure de prévention est indispensable.
Le mode de transmission est essentiellement sanguin et sexuel. La prévention passe par une protection efficace lors des rapports sexuels occasionnels (préservatifs) et l’utilisation de matériel à usage unique stérile pour tout produit injectable.
Choléra:
Le choléra existe à l’état endémique saisonnier en Ethiopie. Pendant les périodes favorables, hivernales, et du fait de flux migratoires importants, le risque choléra est présent à Djibouti essentiellement sur les axes Yocobi - Balala, et Balala - Djibouti, ainsi que Balala - Tadjoura - Obock.
Elle se transmet par l’eau et les aliments contaminés (légumes et fruits), les fruits de mer crus,... Maladie très contagieuse, elle peut entraîner une déshydratation importante, surtout chez les enfants, les personnes âgées et les personnes porteuses de pathologies chroniques.
Recommandations :
lavage des mains plusieurs fois par jour; nettoyage à l’eau de javel des plans de travail alimentaires, poignées de portes... lavage des fruits et légumes dans une eau javellisée(10 minutes); consommation d’eau en bouteille ; s’assurer de la qualité du lavage de tous les aliments ; éviter les crudités les fruits de mer.
Vaccinations:
La mise à jour de la vaccination diphtérie-tétanos-polimyélite est indispensable.
Autres vaccinations conseillées (selon conditions d’hygiène et durée du séjour) : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.
Pour les enfants : ROR - hemophilus influenzae - BCG
Demandez conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
Quelques règles simples:
Evitez les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire)
Evitez de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides
Ne caressez pas les animaux que vous rencontrez
Veillez à votre sécurité routière (port de la ceinture de sécurité en automobile ou du casque en moto)
Emportez dans vos bagages les médicaments dont vous pourriez avoir besoin
Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivant:
le site internet du Consulat général de France à Djibouti
le site du ministère de la Santé
les recommandations de l’Institut de veille sanitaire en 2007 pour les voyageurs
les informations actualisées de l’Institut de veille sanitaire
le site du CIMED
le site de l’organisation mondiale de la santé (anglais et français)
le site de l’Institut Pasteur de Paris ou celui de Lille
Transports
Infrastructure routière
Peu de routes asphaltées, nombreuses pistes. Les principaux axes de communication sont asphaltés et desservent les chefs-lieux des régions de Tadjourah (à 173 km de Djibouti), d’Obock (à 235 km de Djibouti), d’Ali-Sabieh (à 95 km de Djibouti) et de Dikhil (à 118 km de Djibouti) jusqu’à la frontière éthiopienne.
La plupart des pistes sont en mauvais état quand elles ne sont pas défoncées, ce qui impose l’utilisation d’un véhicule quatre roues motrices.
Aucune difficulté d’approvisionnement en carburant. Cependant, en province, l’essence peut être plus difficile à trouver que le gazole. En outre, les points de vente de carburant sont espacés et regroupés dans les chefs lieux de région (Djibouti - Arta - Ali Sabieh - Dikhil - Tadjourah - Obock). Il est donc recommandé pour les longs trajets, surtout sur piste, d’emporter une réserve suffisante de carburant. En cas d’accident, il est indispensable d’attendre l’arrivée de la police ou de la gendarmerie, le rapport de police pouvant être fort utile en cas de litige.
Il est conseillé de souscrire une assurance « tous risques ».
Numéros utiles :
Commissariat central de police de Djibouti : 35.38.91.
Brigade gendarmerie d’Ali-Sabieh : 42.60.33.
Brigade gendarmerie de Dikhil : 42.00.81.
Brigade gendarmerie de Tadjoura : 42.40.56.
Brigade gendarmerie d’Obock : 42.81.68.
Brigade gendarmerie d’Arta : 42.20.69.
Réseau ferroviaire
Une seule ligne à voie unique relie Djibouti à Addis Abeba. Le trafic est majoritairement consacré au transport de marchandises, avec seulement un ou deux wagons voyageurs par convoi. Le taux d’accident est relativement élevé. Il est arrivé que les convois soient attaqués et pillés, et les passagers rançonnés dans la région éthiopienne de Dirre-Daoua. Le trajet Djibouti - ADDIS Abeba (environ 738 km) peut demander de 4 à 7 jours.
Transport aérien
Quatre compagnies assurent actuellement la liaison Paris-Djibouti-Paris.
Sans escale : Air France une fois par semaine
Avec escale à Sanaa : Air Yemenia, deux fois par semaine.
Avec escale à Addis Abeba : Ethiopian Airlines, quatre fois par semaine.

